Avr.

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Ven.

au

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Sam.

MAWLANA

La Mézière

DATES

Du ven. 25 avr. au sam. 26 avr.

HORAIRES

20H

TARIFS

TARIF PLEIN : 10€
TARIF REDUIT : 6€ (-de 12 ans et QF
resalatationtheatre@gmail.com

Adapté d’un texte de Fares Al-Zahaby Traduction française de Vanessa Guéno

Mise en scène et jeu : Nawar Bulbul
Durée : 1H15
(en arabe surtitré)

Venu jouer Egalité en avril dernier à La Station théâtre, le fabuleux comédien syrien Nawar Bulbul y revient avec un nouveau pamphlet théâtral.

Depuis qu’il a goûté aux premières manifestations de Homs et de Damas au printemps 2011, Nawar Bulbul s’enivre de liberté. Dans Mawlana, il retravaille l’intolérance des comportements religieux à la lueur de l’actualité brûlante du Proche-Orient par le jeu des imbrications entre toutes les formes de pouvoir que prennent sur l’individu les coercitions politique, sociale et familiale lorsqu’elles sont légitimées ou excusées par la religion.

Il y joue le personnage du jeune Abed, dont le père administre la mosquée d’ un quartier historique et populaire de Damas. Dans un monologue poétique, Abed raconte son itinéraire de vie imposé par une famille et une société traditionnelle. Sa rencontre avec Omran, artiste peintre, marque une rupture en interrogeant les cadres politiques et religieux de la société dont il est issu. Libéré des carcans familiaux et sociaux, Abed veut dépasser les interdits : danser, chanter, penser et aimer librement. Pour cela Abed cherche de nouveaux repères.
Il découvre la confrérie soufie relayant les pensées du « Grand Maître » (Mawlana) de la spiritualité et de l’ésotérisme Ibn Arabî. À contre-courant de l’institutionnalisation de l’Islam par le régime, les confréries soufies permettent aux croyants de sortir du cadre politisé des instances religieuses. Abed tente d’y trouver une nouvelle voie.

Mais il en est aussi rejeté. Abed n’a plus qu’un seul chemin : celui de la fin. Mais quelle fin?

« S’abîmer dans la transe, tourner sans trêve pour décoller vers Dieu ou vers les étoiles, peu importe, pour s’arracher aux oppressions. Ses tentatives, une à une, se fracassent. Elles donnent corps à un exaltant plaidoyer pour la liberté, d’une brûlante actualité, qui met en jeu et à l’épreuve l’esprit autant que le corps. » Rosa Moussaoui, L’Humanité, juillet 2021

«Tantôt comique, tantôt dramatique, son jeu, son récit, son mime l’inscrivent dans la grande tradition des « personnages » malmenés par le sort, par la vie, par leur conscience.» Yannick Butel, L’In- sensé, juillet 2019

« ... Interprétation tornade, comme le derviche qu’il devient après 1h15 de spectacle. (...) Tour à tour conteur ou personnage, Nawar Bulbul joue sur la puissance, la tendresse, le conseil fraternel, la narration des anecdotes de la vie quotidienne. » Christian Tortel, France Info Culture, juillet 2019

« Dans une mise en scène intelligente, minutieuse, subtile, originale, Nawar Bulbul, bouleversant, fait preuve d’un talent phénoménal, hors du commun, porté par l’énergie et la passion. Il emporte littéralement la salle. Chaque geste, chaque mot frappe juste et fort. Nul besoin de lire le surtitrage, on comprend de bout en bout...» Danielle Dufour-Verna, Sortir ici et ailleurs, juillet 2019

Publié par La Station théâtre